Ubuntu party à Paris pour la sortie de Ubuntu 12.04 LTS Precise Pangolin

Comme à chaque sortie de nouvelle version de la distribution Ubuntu,  une Ubuntu Party est organisée à la Cité des sciences le week-end du 12 et 13 mai 2012. C’est l’occasion de découvrir ce système d’exploitation qui allie sécurité, ergonomie, liberté et… gratuité. Ubuntu Party à la Villette, c’est 2 jours pour permettre à la communauté Ubuntu Francophone de faire la promotion de leur système favori auprès du grand public.

Ubuntu Party 12.04 LTS Precise Pangolin

Ubuntu Party 12.04 LTS Precise Pangolin

Au programme :

  • Installation : les visiteurs amènent leurs machines et repartent avec une installation simple, ou plus alambiquée, selon les requêtes, d’Ubuntu ou d’une de ses variantes.
  • Ateliers : De petits travaux pratiques qui permettent d’illustrer les différentes utilisation qui peuvent être faites d’Ubuntu
  • Conférences autour d’Ubuntu ou du monde du logiciel libre en général.
  • Ainsi que des démonstrations, des cours
  • De nombreux partenaires seront présents, et même si la liste n’a pas encore été communiquée, on peut s’attendre aux principales associations de défense et de promotion du libre…

Infos pratiques :
Samedi 12 mai 2012 de 11h00 à 19h00
Dimanche 13 mai 2012 de 11h00 à 18h00
Au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris
Site officiel : Ubuntu Party
Horaires : de 11h00 à 18h00
Entrée gratuite
Inscription aux cours 30mn avant l’horaire

Les enjeux de l’utilisation du libre dans l’éducation vus par un étudiant

(Attention, article long)

De l’importance de former à des usages, non à des outils, du point de vue d’étudiants.

Ce texte aura pour but d’analyser les freins et les enjeux de l’utilisation du logiciel libre et des formats ouverts dans l’enseignement et l’éducation nationale en France, du point de vue d’un étudiant ayant été dans le système scolaire français de nombreuses années.

Le constat de départ est simple : Durant mes années d’études (IUT (public) – Licence (public) – École d’ingénieur (privé)), j’ai pu voir que les solutions logicielles préconisées et utilisées étaient toutes liées à Microsoft®. Je ne ferai pas la liste des aberrations que j’ai pu observer, tant elles sont nombreuses. La dernière qui me viens en tête est amusante, c’était dans ma dernière année d’école d’ingénieur : nous avions un mémoire de fin d’études à rendre (le thème que j’avais choisi était de faire un bilan de l’utilisation du logiciel libre dans l’éducation en France, comme quoi, le hasard fait bien les choses), et la police d’écriture préconisée était Times New Roman (police propriétaire Microsoft®). Une petite anecdote, qui montre bien le décalage qu’il y a entre les volontés des intervenants, des chefs d’établissements, privés comme publics, et des enjeux que peut représenter l’utilisation de ressources et de logiciels libres dans l’éducation.

On entend peu de critiques de Micro$oft dans les médias français. Les rares qu’il nous est donné d’entendre, sont formulées soit par antiaméricanisme primaire, soit par répulsion pour son fondateur, Bill Gates, soit par technophobie. Quid des méhodes commerciales utilisées, proches du trust, du monopole et de la vente liée matérielle/logicielle ? On n’entend rien à ce propos. D’une part, parce que pendant longtemps des solutions alternatives étaient réservées à une « élite » (MacOS par le prix, Linux par son coté technique). D’autre part, grâce à des méthodes s’apparentant plus à un chant de sirènes qu’à des programmes marketing (le fameux FUD). Cependant, depuis quelques années, le logiciel libre se démocratise. L’utilisation de logiciels libres augmente de manière exponentielle, tant dans le milieu personnel, grâce à l’action de Mozilla, de l’APRIL, de Canonical, ou autres associations de défense du logiciel libre, et dans le milieu professionnel, grâce à la réputation de stabilité et d’efficacité de logiciels comme Apache, PHP…

Bref, Microsoft® n’est plus la seule solution viable. Dans de nombreuses universités publiques françaises, sont distribués des DVD comportant une collection de logiciels libres à destination des étudiants. Des cours sont donnés aux étudiants informaticiens, à propos des enjeux du libre, du développement C++ sous environnement UNIX, et bien d’autres. Un master, le master I2L existe depuis quelques années, qui forme au développement et à l’utilisation du logiciel libre et au modèle économique libre. Mais même si des initiatives comme celles ci sont prises, elles restent malheureusement marginales.

Affiche "Logiciel libre à partager"

Affiche "Logiciel libre à partager"

Pourtant, pourquoi tant pousser à utiliser des logiciels libres dans l’éducation et l’enseignement ? Quels sont les enjeux d’utiliser des formats ouverts, ainsi que de former à des usages, et non à des outils ? Les enjeux sont simples et multiples.

Le premier enjeu que l’on peut énoncer, le premier qui vient à l’esprit, c’est le coté financier. Cela peut paraître terre-à-terre de l’énoncer comme cela, mais c’est la réalité. À l’ère où on se rend compte des limites du capitalisme, ou des budgets s’écroulent, ou des états entiers voient leur conditions d’emprunt dictées par des entreprises américaines, à l’époque ou des gouvernements en crise sont obligés de serrer la ceinture, et d’étrangler leur propres populations de taxes, de réduction de salaires et de plan de rigueurs, cet argument me paraît cruellement d’actualité. Aucun coût de licence, que ce soit pour un poste ou une centaine, pas de coût de logiciels hors de prix, comme des suites bureautiques, ou des logiciels de sécurité… De plus, l’utilisation de systèmes d’exploitation libres permet de donner une « seconde jeunesse » à des matériels informatiques trop vieillissants pour faire tourner des copies de Microsoft® Windows. Par exemple, les distributions GNU/Linux sont réputées pour être bien moins gourmandes en ressources que Microsoft Windows Vista® ou Seven®. Les matériels informatiques sont moins souvent renouvelés, et quand ils le sont, c’est à moindre coût.

Un second enjeu envisageable serait l’enjeu sécuritaire. En effet, il est reconnu que les logiciels libres, de par le fait que leur code source est accessible et modifiable par n’importe qui, sont plus sécurisé que des logiciels propriétaires. Prenons l’exemple du navigateur Web Mozilla Firefox : Un navigateur web open source, ce qui signifie que tout le monde a accès aux sources du logiciel, et peut repérer les failles de sécurité (pour les plus expérimentés), les signaler à Mozilla, voire même proposer des patchs. À l’opposé, le navigateur propriétaire Internet Explorer, intégré par défaut dans chaque version de Microsoft®, voit ses failles de sécurité rester béantes pendant des années. De plus, les systèmes d’exploitation libres sont immunisés contre les virus, vers et autres malwares. En effet, le système de permissions de fichier est conçu de telle façon que tout virus effectif sous Microoft Windows® serait inoffensif sous GNU/Linux par exemple. On peut imaginer par exemple une salle libre service, avec des PC tous connectés à Internet à disposition des étudiants. Équipés uniquement de systèmes d’exploitation Microsoft Windows®, tout les postes seraient extrêmement vulnérables sur Internet, à l’heure ou les malwares sont de plus en plus complexes et de plus en plus résistants.

On peut également considérer l’enjeu éthique : Le logiciel libre permet une indépendance face aux grands acteurs américains. À l’heure ou Google, Microsoft®, Apple, proposent des produits de plus en plus avancés, les éditeurs français sont très en retard. Mis à part dans le logiciel libre. L’utilisation de logiciels libres permet de développer un pôle de compétences français, de favoriser des prestataires en logiciel libre locaux, en se passant des éditeurs nord-américains. À l’heure ou on nous rabat les oreilles jour après jour avec les crises financières successives, avec l’emploi qui va mal, il me parait que cet enjeu reste capital. De plus, et pour revenir au monde de l’éducation en particulier, l’école se doit d’être l’école de la vie, et enseigner une certaine éthique, de partage entre autres. Une telle éthique qui correspond tout à fait aux valeurs du logiciels libres.

Grâce à l’utilisation de logiciels libres et de formats ouverts, l’utilisateur s’assure que ses fichiers seront toujours utilisables. On appelle cela l’interopérabilité. Si on prends l’exemple du format ODT (Open Document Text), face au format DOC, format propriétaire Microsoft® : Le format ODT est compatible et exploitable avec la plupart des suites bureautiques et traitements de texte disponibles (OpenOffice, LibreOffice, Google Docs, Abiword, KOffice…). Même Microsoft® a du s’y mettre. La suite Microsoft Office® est désormais capable d’ouvrir les formats OpenDocument. Même en cas de disparition d’une suite logicielle, toutes les autres existent encore. À l’inverse, la sérénité du format Doc n’est pas assurée. En effet, il pourrait être supprimé par Microsoft®, et remplacé par un autre format. La prochaine suite Microsoft Office® pourrait ne plus supporter le doc, au profit du docx par exemple. Microsoft® pourrait couler, laissant des centaines d’utilisateurs piégés de leur format propriétaire… :? Cet exemple, bien que hautement improbable, s’est déjà vu avec d’autres logiciels. Un logiciel qui utilise des formats de données propriétaires soumet les utilisateurs à son utilisation, et si le logiciel venait à disparaître, laisserait les utilisateurs captifs, avec leurs fichiers inexploitables…

 

Malheureusement, sur le papier, c’est bien beau, mais la pratique est toute autre. L’absence de directives officielles du ministère de l’éducation ou du gouvernement, le manque de formation en matière de logiciel libre et de standards ouverts du personnel enseignant, et l’absence de soutien des projets étudiants associatifs font que le logiciel libre ne parvient pas à trouver de place dans l’utilisation de l’informatique dans l’enseignement supérieur. À la veille des élections, on ne peut qu’espérer que la donne change…

DropCenter, une alternative libre à DropBox

logo_dropcenter

DropCenter, alternative libre à DropBox,  est un programme développé en PHP/Javascript (garanti sans flash) qui ne nécessite aucune base de données et qui vous permet d’envoyer un ou plusieurs fichiers en ligne (upload) d’un simple glisser-déposer du bureau vers votre navigateur.Une alternative intéressante, dans le sens ou les inconvénients majeurs de services comme DropBox, Ubuntu One, ou autres services de stockage en mode « cloud », c’est que les données sont stockées on ne sait trop où, sur un serveur anonyme du cloud, ces services sont limités en espace disque, en fonctionnalités, à moins bien souvent de payer un supplément.

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Page d'accueil

Avec DropCenter, vous gardez la main sur vous données, il vous suffit d’avoir un hébergement, ou un coin de serveur à la maison. Bref, fini la parano, vous avez le contrôle total, le code est bien entendu ouvert, tout les paramétrages sont ouverts.

Alors, la bonne nouvelle, c’est que la V1.0 stable vient de sortir, et avec Idleman et Fox, on a prévu plein de nouvelles fonctionnalités pour la V2. Oui, je collabore (pour l’instant modestement) au projet.

Quelques fonctions déjà intégrées :

  • Upload de fichiers multiples
  • Upload simplifié grâce au drag-and-drop
  • Barre de progression en temps réel
  • Flux rss pour suivre les événements récents
  • Gestion de comptes utilisateurs multiples
  • Reconnaissance des formats (association d’une icône précise)
  • Système de backup (sauvegarde) des fichiers envoyés au format .zip
  • Suppression des fichiers
  • Renommage des fichiers
  • Design et ergonomie étudiés
  • Installation en 27 secondes
  • Ne nécessite aucune base de données pour fonctionner (données stockées dans des fichiers JSON)
  • Configurable (possibilité de limiter la taille, l’extension par fichier…) et intelligent
  • Chuck norris fact aléatoire intégré
  • Informations fichiers (poids et date de mise à jour)
  • Gestion des avatars avec Gravatar

Quelques fonctions prévues, pour la V2 :

  1.     Gestion des fichiers par tags
  2.     Compression fichier par fichier
  3.     Page de préférence utilisateur
  4.     Notification par mail
  5.     Arborescence et dossiers
  6.     Classement par taille, date, tags, auteur
  7.     Client Java pour linux, windows et mac

Si vous souhaitez donner un petit coup de pouce à ce script qui semble promis à un avenir prometteur, n’hésitez pas à en parler autour de vous, sur votre site (le script est placé sous licence CC-BY).

Voilà voilà, quelques captures d’écran, pour donner envie :

liste_user_dropcenter

Liste des utilisateurs

Quelques liens pour illustrer :

http://drop.h3b.us – Mon dropcenter

http://dropcenter.idleman.fr – Vitrine de dropcenter sur le blog d’idleman

 http://dropcenter.idleman.fr/Versions/1.0Stable/dwn.php – Lien de téléchargement direct

 

Réactions officielles à propos d’ACTA

Marietje Schaake est membre du parlement européen (D66/groupe ALDE). Elle est également membre du Comité des Affaires Étrangères, ainsi que du Comité de la Culture,des Médias et de l’Education.

À la base paru sur TorrentFreak, puis traduit par les internautes sympathisant du Parti Pirate, pour le relayer sur TorrentNews, son article exprime sa prise position contra ACTA, qu’une reforme du droit d’auteur est nécessaire, mais que ACTA n’est pas la solution, et surtout que ce n’est pas le rôle de l’état de défendre un modèle économique dépassé en prônant des lois liberticides. Bref, c’est rafraîchissant de lire ça…

Autre prise de position, ce coup ci de Éva Joly, candidate à la présidentielle française :

Je suis pas toujours d’accord avec ce qu’elle dit celle là, mais là elle marque des points… ;)

Sources :

http://torrentfreak.com/we-need-copyright-reform-not-acta-120204/

http://torrentnews.net/2012/02/04/4836-nous-avons-besoin-reforme-droit-auteur-pas-acta/

Crédit photo : La Quadrature du net

Megaupload coupé par le FBI

Le site bien connu de tous Megaupload, ainsi que la galaxie de sites gravitant autour (Megavideo, etc…) est indisponible depuis le 19 janvier 2012. Le site, comptant parmi les 20 sites les plus visités du web, a été fermé suite a une action de la justice américaine, confirmant le début d’une action de grande envergure contre le piratage.

C’est lamentable de procéder comme ça, je pense a tout les usages légaux qui étaient faits de Megaupload, ainsi qu’à tous les gens qui avaient des abonnements premiums. Surtout que d’autres sites équivalents verront le jour, voire même existent déjà… Les anonymous DDoSsent les sites d’Universal, du DoJ américain, du la RIAA à tour de bras, en guise de vengeance. Impressionnant comme le délai de réponse est court ! De plus, le lendemain du blackout mondial contre SOPA, c’est petit, mais alors petit…

Lire les détails sur Megaupload fermé par le FBI

Apple et les secrets de fabrication de l’iPhone

Si l’on regarde actuellement dans le métro, dans la rue, et à peu près partout, tout le monde semble posséder un iPhone, toutes versions confondues. Et pour cause, le cercle vicieux fait que le succès de ce smartphone pousse les opérateurs de téléphonie à le proposer à un prix ridicule, augmentant de fait son succès, et ainsi de suite. Dés lors, l’iPhone se trouve dans toutes les poches.

Les journalistes américains, Ira Glass et l’homme à l’origine du one-man-show « L’extase et l’agonie de Steve Jobs », Mike Daisey, ont réalisé un reportage pour l’émission This American Life, ayant pour thème les conditions de travail des ouvrier bossant pour les usines de sous traitance d’Apple. Ils commencent d’ailleurs le reportage par un dialogue assez hilarant avec un iPhone :

Ira Glass : Siri, where do you come from? (Siri, d'ou viens tu ?)
Siri Software : I, Siri, was designed by Apple in California.(J'ai été conçu par Apple en Californie)
Ira Glass : Where were you manufactured? (Où as tu été fabriqué ?)
Siri Software :I'm not allowed to say. (Je n'ai pas le droit de le dire.)
Ira Glass : Why? (Pourquoi ?)
Siri Software : Good question. Anything else I can do for you? (Bonne question. Que puis je faire d'autre pour vous ?)

Apple

La langue de bois du programme, si troublante et humoristique qu’elle soit, ne sert que de point d’entrée au reportage, car le fait que les iPhones sont « assembled in China », comme c’est indiqué au dos de ceux ci, est connu. Vous pouvez lire ici une retranscription de l’ensemble du reportage. Mais voici quelques détails, isolés par Framablog :

  • La ville chinoise de Shenzhen est située là où la plupart de nos « merdes » sont fabriquées. Il y a 30 ans, Shenzhen était un petit village sur une rivière. Maintenant, c’est une cité de 13 millions de d’habitants — plus grande que New York.
  • Foxconn, l’une des sociétés qui fabriquent les iPhones et les iPads (et aussi des produits pour un certain nombre d’autres entreprises d’électronique), possède une usine à Shenzhen qui emploie 430 000 personnes.
  • Il y a 20 caféterias à l’usine Foxconn Shenzen. Elle servent chacune 10 000 personnes.
  • Mike Daisey a interviewé une employée, à l’extérieur de l’usine gardée par des hommes armés, une jeune fille âgée de 13 ans. Chaque jour, elle lustrait des milliers d’écrans du nouvel iPhone.
  • La petite de 13 ans a expliqué que Foxconn ne vérifiait pas vraiment l’âge. Il y a parfois des inspections, mais Foxconn est toujours au courant. Avant que les inspecteurs n’arrivent, Foxconn remplace les employés qui semblent trop jeunes par des plus âgés.
  • Durant les deux premières heures devant les portes de l’usine, Daisey a rencontré des travailleurs qui lui ont dit qu’ils avaient 14, 13 et 12 ans (en plus de ceux qui étaient plus âgés). Daisey estime qu’environ 5% des travailleurs avec lesquels il a discuté étaient en-dessous de l’âge minimum.
  • Daisey suppose que Apple, obsédée comme elle l’est des détails, doit le savoir. Ou, s’ils ne le savent pas, c’est parce qu’ils ne veulent pas le savoir.
  • Daisey a visité d’autres usines de Shenzhen, se faisant passer pour un acheteur potentiel. Il a découvert que la plupart des étages des usines sont de vastes salles comprenant chacune entre 20 000 et 30 000 travailleurs. Les pièces sont silencieuses : il n’y a aucune machine-outil, et les discussions ne sont pas autorisées. Quand la main d’œuvre coûte si peu cher, il n’y a aucune raison de fabriquer autrement que manuellement.
  • Une « heure » chinoise de travail dure effectivement 60 minutes — contrairement à une « heure » américaine, qui en général comprend les pauses pour Facebook, les toilettes, un appel téléphonique et quelques conversations. Le temps de travail journalier officiel est de 8 heures en Chine, mais la rotation standard des équipes de travail est de 12 heures. En général, la rotation s’étend jusqu’à 14-16 heures, en particulier lorsqu’il y a un nouveau gadget à fabriquer. Pendant que Daisey était à Shenzhen, un ouvrier de Foxconn est mort en travaillant 34 heures d’affilée.
  • Les chaînes d’assemblage ne peuvent pas aller à un rythme supérieur à celui de l’ouvrier le plus lent, les ouvriers sont par conséquent observés (à l’aide de caméras). La plupart travaillent debout.
  • Les ouvriers résident dans des dortoirs. Dans un cube de béton de 12 mètre de côté qui leur sert de chambre, Daisey compte 15 lits, empilés comme des tiroirs jusqu’au plafond. Un Américain de taille moyenne n’y tiendrait pas.
  • Les syndicats sont interdits en Chine. Quiconque est surpris à monter un syndicat est envoyé en prison.
  • Daisey a interviewé des douzaines d’anciens ouvriers qui soutiennent secrètement un syndicat. Un groupe raconte avoir utilisé de l’« hexane », un nettoyeur d’écran d’iPhone. L’ hexane s’évapore plus rapidement que les autres nettoyeurs d’écran, ce qui permet à la chaîne de production d’aller plus vite. L’hexane est également un neurotoxique. Les mains de l’ouvrier qui lui en a parlé tremblaient de manière incontrôlée.
  • Certains ouvriers ne peuvent plus travailler, leurs mains ayant été détruites par ces mêmes gestes répétés des centaines de milliers de fois durant de nombreuses années (syndrome du canal carpien). Cela aurait pu être évité si les ouvriers avaient simplement changé de poste. Dès que les mains des ouvriers ne fonctionnent plus, ils sont évidemment jetés.
  • Une ancienne ouvrière a demandé à son entreprise de payer les heures supplémentaires, et lorsque la société a refusé, elle est allée au comité d’entreprise. Celui-ci l’a inscrite sur une liste noire qui a circulé parmi toutes les entreprises de la région. Les travailleurs sur une liste noire sont fichés comme « fauteurs de troubles / agitateurs » et les compagnies ne les embauchent pas.
  • Un homme s’est fait écraser la main par une presse à métal chez Foxconn. Foxconn ne lui a dispensé aucun soin médical. Quand sa main a été guérie, il ne pouvait plus travailler et a donc été renvoyé. (Heureusement, l’homme fut capable de trouver un nouveau travail dans une entreprise de menuiserie. Les horaires y sont bien meilleurs dit-il, seulement 70 heures par semaine).
  • Cet homme fabriquait d’ailleurs les coques en métal d’iPads chez Foxconn. Daisey lui montra son iPad. Il n’en avait jamais vu auparavant. Il le prit et joua avec. Il raconta trouver cela « magique ».

Attention, deux choses sont à relativiser. Selon Nicholas Kristof, chroniqueur au New York Times, les « malheurs » de l’usine valent toujours mieux que les « malheurs » des rizières. Les ancêtres de la femme de Kristof sont originaires d’un village proche de Shenzhen. Il sait donc de quoi il parle. Selon Reuters, les employés de Foxconn travaillent pour 298,9$ par mois, contre 50$ par mois dans les rizières selon Kristof. La seconde chose, c’est que les gadgets électroniques actuels sont tous fabriqués dans des pays ayant des conditions de travail plus dures et des exigences salariales bien plus basses, quels qu’ils soient. Samsung, Apple, HTC, etc, pas, ou peu de différence. La différence, cependant, c’est que Apple fait des marges bien plus importantes sur ses produits que nombre de ses concurrents.

Dés lors, on peut supposer que Apple pourrait réduire ses marges, et revenir à des conditions de travail plus proches de celles légales aux États Unis.

 

Quelques liens en vrac en rapport :

300 employés chinois de Microsoft menacent de se suicider

Mr. Daisey and the Apple Factory – Transcript

Et un autre, pas totalement en rapport, mais pas totalement hors contexte :

Working at Apple Is Brutally Insane and Awful

Crédit photo : Вася Артёмов (CC BY 2.0)

Blackout mondial sur Internet contre SOPA

De nombreux sites ont choisis de « blackouter » ou plutôt de censurer leurs page d’accueil aujourd’hui, afin de lutter contre la loi américaine SOPA. SOPA, pour Acte pour Stopper la Piraterie en Ligne (Stop Online Piracy Act, SOPA, H.R. 3261), est une loi visant à enrayer le piratage sur Internet, en conférant au Département de la Défense américain (DOD) la possibilité de demander des sanctions contre des sites hébergés ailleurs qu’aux USA, à la condition expresse qu’ils soient suspectés de distribuer des contenus non libres de droits de manière illégale, ou de faciliter la distribution de ce type de contenus. Ainsi, le District Attorney (procureur général) pourrait exiger des moteurs de recherches qu’ils cessent d’indexer des contenus, et des FAI qu’ils rendent les sites inaccessibles par « des mesures techniques faisables et raisonnables » (sic).

Blackout contre SOPA

L’inconvénient, c’est que les américains ont une telle emprise sur le web que la loi à beau être nationale, les retombées seront internationales. Et nos députés s’en inspirent.

De plus, la possibilité est données aux ayants droits de notifier les services en lignes comme la publicité et les payements des activités illégales d’un site, ceci afin qu’ils cessent toutes transactions commerciales avec ceux ci. Un pouvoir sans précédent est donc donné aux ayants droits, toutes ces joyeusetés ayant lieu sans avoir recours à un juge quel qu’il soir (tout en étant teinté de délation, of course). Et pour finir, la mise à disposition de contenus non libres de droits en streaming deviendrait un crime.

Bref, que des trucs sympa. J’ai choisi de ne pas blackouter mon site, pour deux raisons :

  • Les députés américains, ça leur ferait une belle jambe que je blackoute mon site
  • À mon niveau, je préfère rédiger des articles, informer, que de couper l’accès à l’information, ce qui aurait l’effet inverse.

Un petit florilège des liens cassant du sucre sur le dos de SOPA, ACTA, IPRED, PIPA :

http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/16/sopa-stop-online-piracy-act-2

http://www.openskill.lu/ensopa-concernedfrsopa-tout-monde-est-concern/

https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/SOPA

http://www.framablog.org/index.php/post/2011/12/15/sopa-stop-online-piracy-act-1

https://blacklists.eff.org/

https://www.laquadrature.net/fr/stoppons-la-censure-du-net-aux-us-avant-quacta-ne-limpose-en-europe

Allez voter !

Un petit billet rapide : Vous avez tous jusqu’au 31 décembre pour vous inscrire sur les listes électorales de votre ville ! Tout est faisable sur Internet, donc pas d’excuse, et même si le site web est à l’image de notre gouvernement actuel (comprendre : d’un autre temps), c’est nécessaire !

Ça se passe par ici : https://mdel.mon.service-public.fr/inscription-listes-electorales.html

J’ai d’ailleurs vu très peu d’informations à ce propos, à croire que le gouvernement ne veut pas qu’on vote… Bref…

C’est sur, un vote seul ne représente rien. Et le merdier politique ambiant ne donnc pas vraiment envie d’aller voter. Evitons juste de nous retrouver avec LePen Fille au second tour !

Joyeux Noël !

Un petite vidéo pour ce Noël :

Et un joyeux Noël de l’équipe de fous furieux de The Office :

Adios Google, bonjour ixquick !

Certains me diront que j’arrive après la bataille, mais je viens de (re)découvrir ixquick (ça s’écrit bien sans majuscule). Il s’avère que ce métamoteur est surprenant. Très pointilleux au niveau de la vie privée de ses utilisateurs, il ne stocke absolument aucune info personnelle (pas même l’IP). Il fait ses requêtes sur 10 moteurs de recherche différents, et propose une petite fonction formidable, permettant de visiter les résultats de recherche masqué derrière un proxy simplement en cliquant sur « Proxy » sous chaque résultat.Beaucoup de réglages sont disponibles, et enregistrables sous forme d’URL, pour ne conserver aucun cookies et pouvoir quand même profiter des fonctions d’ixquick. Exemple : https://ixquick.com/do/mypage.pl?prf=beffbb4528a74b19fa6e1ae8a81409d2. Plus qu’à mettre l’adresse en signet ou en page d’accueil…

ixquick

ixquick

 

Après avoir testé DuckDuckGo pendant quelques semaines et n’ayant pas été complètement convaincu par les résultats (malgré une liste très longue de fonctions pratiques), il se pourrait bien que ixquick devienne le moteur attitré de mon firefox… Dorénavant, une barre de recherche sera dispo sur ce site (je sais pas encore bien ou je vais la mettre, mais bon…)

Edit : En fait, j’en parlais déjà ici : http://www.pc-infopratique.com/actualite-3683-vie-privee-sur-le-net-connaissez-vous-ixquick.html ! Quelle mémoire de poisson rouge :D